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Elle quitte à regret

durée 22 avril 2009 | 09h06
  • Rivière-du-Loup - La vieille maison complètement délabrée, située au 303, rue Fraser à Rivière-du-Loup devra finalement être démolie. C’est la conclusion à laquelle en est venu le Service incendie de Rivière-du-Loup à la suite d’une visite des lieux l’automne dernier. Une situation difficile pour sa résidente, qui a été dans l’obligation de déménager dans un appartement de la ville.

    Le CLSC, le Service incendie et le Service d’urbanisme ont donc uni leurs efforts afin de trouver un nouveau toit à la résidente de la maison, une dame âgée, bien connue en ville pour ses nombreux chats. « La dame vit aujourd’hui en appartement à Rivière-du-Loup, en compagnie d’autres personnes et tout semble maintenant bien aller pour elle », souligne le maire de Rivière-du-Loup, Michel Morin.


    La vieille bicoque construite en 1870 a déjà connu des jours meilleurs. Sa démolition qui ne saurait tarder et se fera dans les prochaines semaines.
    Photo : François Drouin

    La maison insalubre était principalement utilisée pour les « commodités ». La vieille dame s’était plutôt aménagé une sorte de petite annexe sur roues, comme une petite roulotte de camping où elle y séjournait les longs mois d’hiver. De Montréal, la famille de la dame est actuellement à décider si elle fera démolir la maison avant de mettre en vente le terrain ou si cette tâche sera laissée au nouveau propriétaire. D’ici là, les lieux devront être sécurisés.

    Démolition

     « Actuellement, nous avons permis aux membres de la famille de récupérer des objets personnels, mais c’est temporaire. La maison menace de s’effondrer à tout moment. Le risque est bien réel et d’ici peu elle sera définitivement fermée, avant d’être rasée », souligne le préventionniste au Service incendie de Rivière-du-Loup, Éric Deschênes.

    Les procédures ont été amorcées à l’automne dernier. Le Service incendie qui effectue plusieurs inspections à titre préventif, tant au niveau de l’information que de la vérification, s’est rendu sur place. Ils ont immédiatement constaté la vétusté des lieux. D’ailleurs, en 2002, le bâtiment avait été aux prises avec un incendie et n’a pas fait l’objet de rénovation.


    C’est dans cette minuscule annexe que la dame séjournait les longs mois d’hiver.
    Photo : François Drouin

    Depuis ce temps, il y a eu de nombreuses infiltrations d’eau qui ont affecté la structure même du bâtiment qui s’est affaissé. Il n’y a plus d’éléments de solidité à même la structure de la maison qui menace carrément de s’effondrer. « Habiter à l’intérieur de la maison est beaucoup trop dangereux. Heureusement, la présence des nombreux chats a évité l’installation de la vermine, mais c’était rendu trop délabré et insalubre pour la santé », ajoute le préventionniste.

    L’état extérieur de la maison traduit bien l’état intérieur. À l’arrière, un mur de brique s’est effondré. La maison, qui est construite pièce sur pièce, est littéralement pourrie. Le toit s’est affaissé sur une bonne dimension. De plus, cette décrépitude s’accélère de plus en plus rapidement. Déjà, les deux bâtiments secondaires situés à proximité ont dû être rasés dès l’automne dernier. Il s’agissait de constructions servant à accueillir l’équipement et différents accessoires de l’entreprise agricole qui y était autrefois en opération.

    Le Service de sécurité incendie est formel, peu importe l’état apparent du bâtiment, qui dans certain cas ne laisse rien présager de l’état intérieur, si la sécurité y est menacée, il y a évacuation. La sécurité des personnes prime avant toute autre chose.

    NDLR : C’est par respect pour cette personne et pour les membres de sa famille que le nom de la résidente n’a pas été mentionné dans le texte.

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