Les temps sont durs pour la papetière F.F. Soucy
Pour y arriver, M. Proulx mentionne plusieurs avenues envisageables, notamment la réduction des coûts en énergie de l’usine, une plus grande automatisation des procédés et des réorganisations. Il ne parle pas de coupures dans le personnel, mais si l’on se fie à ce qui se passe au sud de la frontière depuis le début de la crise économique et même ailleurs au Québec, nul doute que toutes les options seront envisagées. Les exemples sont légion au cours des derniers mois au sein d’entreprises en difficultés financières, les mesures allant des mises à la retraite anticipées, à des réductions ou des gels de salaire. On peut s’attendre à ce que le syndicat des employés soit mis à contribution.
« Rien n’est encore décidé. Nous sommes en pourparlers afin de trouver les solutions, qui devraient être annoncées au cours des prochaines semaines », laisse entendre Sylvain Proulx.
Le directeur général l’affirme sans ambages, les temps sont durs pour l’usine de Papiers White Birch. En fait, il mentionne que la conjoncture économique qui prévaut et ce, depuis le début des années 2000, n’aide en rien la cause des papetières. « Ce n’est pas nouveau, les 10 dernières années ont été difficiles. Le dollar ne nous aide pas, ni la consommation de papier journal. Des imprimeries ferment leurs portes, tout comme des quotidiens cessent de publier », ajoute M. Proulx.
Les récentes fermetures de grands quotidiens aux États-Unis, comme le Christian Science Monitor, qui a pris le virage web ou le Rocky Mountain News, ce dernier qui était publié depuis 150 ans ou encore les difficultés financières d’importants imprimeurs ne font que confirmer la situation qui prévaut actuellement à Rivière-du-Loup.
L’usine F.F. Soucy produit du papier journal à partir de papier recyclé et de pâte thermomécanique. La majorité de la production de l’usine, plus de 90 %, est dirigée vers le marché nord-américain. Le reste est destiné au marché outre-mer, via le port de mer Gros-Cacouna. « Ce sont là des piste à explorer. Mais le marché outre-mer est tout aussi compétitif que le marché nord-américain. Toutefois, avec Gros-Cacouna, nous avons la possibilité et la capacité d’y pénétrer », confie Sylvain Proulx.
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