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Des Louperivois à l'étranger: Patrick Dorval

durée 29 mars 2015 | 07h07
  • Marc Larouche
    Par Marc Larouche

    Journaliste

    Rivière-du-Loup - Ils sont originaires de notre région, mais ne voient leurs proches que très peu souvent. Ce n'est pas par mauvaise volonté. Ils nous rendent visite aussi souvent qu'ils le peuvent. Toutefois, ils ont choisi de s'engager ou de gagner leur vie à l'étranger.

    Tous affirment retirer une grande satisfaction de leur travail à l'étranger, même si quelquefois, ils aimeraient bien être près de leurs familles, là où sont leurs racines.

    PATRICK DORVAL

    Patrick Dorval de Rivière-du-Loup travaille pour le Cirque du Soleil depuis 15 ans. C'est un concours de circonstances qui, en 1998, a amené le jeune homme à flirter avec cette multinationale du divertissement. La première rencontre a été tellement grisante que lorsque l'occasion d'une carrière stable s'est présentée, il a sauté sur l'occasion.

    «J'ai étudié en administration avec une spécialisation en ressources humaines. Je travaillais dans le département masculin d'un magasin de vêtements, à Montréal, et ma colocataire partait en Australie avec le Cirque du Soleil. Il y avait un petit mandat de 8 semaines à remplir pour les aider à s'installer là-bas et j'ai décidé d'y aller», dit-il.

    Si l'expérience a été extraordinaire, elle a alors pris fin comme prévu et le fils de Jean-Louis Dorval et de Solange Thériault est revenu à Rivière-du-Loup, où il a travaillé en relation de travail au Centre hospitalier du Grand-Portage. Lors de ses vacances, il est retourné en Australie visiter ses amis du Cirque, qui lui ont fait part de l'ouverture d'un poste de conseiller en ressources humaines à temps plein sur la tournée Dralion.

    NOUVELLE AVENTURE

    «J'ai obtenu le poste. C'était en mai 2000. J'ai suivi la troupe durant trois ans à travers les États-Unis et le Canada. Puis, j'ai joint la troupe de Saltimbanco pour une tournée en Europe. J'ai visité l'Italie, l'Angleterre, la France, l'Espagne. Puis, j'ai fait DELIRIUM, aux États-Unis et au Canada pour ensuite oeuvrer pour divers spectacles au Brésil et en Argentine. Je suis rentré à Montréal en 2006».

    L’équipe du département de la distribution s'occupe de dénicher les meilleurs talents à travers le monde. Les directeurs artistiques choisissent ceux qu'ils désirent garder, en fonction de leur besoin, puis l'équipe de Patrick les contacte pour leur parler de leur rôle, des conditions et tout ce qui concerne leur travail. Sur les lieux du futur spectacle, Patrick avait aussi le rôle d'embaucher le personnel temporaire.

    «Je vivais constamment entre deux valises. J'avais mon pied-à-terre à Montréal, mais je n'y revenais que pour faire mes bagages en fonction de l'endroit où j'allais et de la température qu'il y faisait». Comme les spectacles de tournée s'arrêtent pour quelques mois dans un même endroit, Patrick avait amplement le temps de visiter, de s'adapter. «Une année en tournée c'est comme trois dans le monde normal. Il n'y a pas de routine. C'était vraiment agréable».

    Ce n'est pas le fait de vivre entre deux valises qui l'a poussé à cesser de voyager avec le Cirque du Soleil. Patrick voulait fonder une famille. S'il n'est plus avec sa conjointe de l'époque, le couple a eu une petite fille, Juliette, qui fait la fierté de son père. «Je voyage encore, mais pour des courts mandats».

    INSTITUTIONNALISÉ

    Qu'est-ce qui fut le plus difficile en arrêtant cette vie de rêve et de bohème? «M'habituer à payer des factures, faire l'épicerie, même faire la cuisine, des choses toutes simples. Parce qu'au sein du cirque, en tournée, nous sommes «logés, nourris et blanchis», comme on dit. On ne s'occupe de rien. Je dirais que ça m'a pris un an à m'acclimater au monde dit normal», note celui qui a aussi dû refaire son réseau social.

    Son plus beau souvenir en carrière ? «Lors de la tournée en Europe, nous étions à Zurich, en Suisse, c'était un dimanche après-midi. Des adultes jouaient à la pétanque, des enfants s'amusaient, j'avais la vue sur le lac, les montagnes, une cathédrale. J'ai fait ‘’Wow’’. C'est un sentiment que je n'oublierai jamais». 

    Aujourd'hui, Patrick Dorval est conscient de la chance qu'il a de travailler dans un environnement aussi stimulant. «J'aime la diversité. Nous faisons quelque chose qui n'existe pas ailleurs. Il est rare qu'une entreprise se questionne à savoir quel clown elle devra engager pour que ses clients soient satisfaits. C'est un renouvellement constant», conclut Patrick qui assure ses parents, Jean-Louis et Solange et toute sa famille que lui et la petite Juliette viendront les visiter bientôt.

     

    commentairesCommentaires

    1

    • C
      cocojunbo
      temps Il y a 9 ans
      Bravo Marc pour se texte, bravo a Patrick pour son audace !!!
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