Maracana : vers le développement d’une ligue au Bas-Saint-Laurent
Une soixantaine de personnes se sont réunies au Centre sportif du Cégep de Rivière-du-Loup afin de participer à un tournoi amical de maracana, une discipline qui se rapproche du futsal et du soccer, le 2 février. Un événement tenu par Maracana Canada qui trace la voie au développement du sport dans l’Est-du-Québec.
Organisé dans le cadre du mois de l’histoire des Noirs, la compétition réunissait principalement des joueurs de la région rassemblés dans des équipes de leur pays d’origine : le Cameroun, le Madawaskar, l’île Maurice et le Sénégal. L’objectif était évidemment de s’amuser, mais aussi de promouvoir la pratique du sport au Bas-Saint-Laurent.
En décembre, Maracana Canada avait organisé une activité découverte à Rivière-du-Loup. Celle-ci avait connu un beau succès, preuve du potentiel pour la discipline dans la région. La fédération n’a pas hésité à revenir une fois de plus, invitant même cette fois une équipe de Québec.
«On a découvert lors du premier tournoi qu’il y avait de très bons joueurs de soccer ici. Certains connaissent déjà le maracana, d’autres moins. Mais ils vont s’aguerrir et on va continuer à les coacher», a partagé Mamadou Cissé, président de Maracana Canada.
«Nous croyons qu’il y a un beau potentiel au Bas-Saint-Laurent pour le développement de ce sport qui, on le souhaite, sera un jour pratiqué un peu partout au pays.»
Le maracana est un sport né en Côte d’Ivoire qui ressemble au soccer et au futsal, mais qui n’est ni l’un, ni l’autre. La discipline est jouée à six joueurs sans gardien de but, sur un terrain de handball. Il a ses règles spécifiques et chaque match se joue sur deux périodes de 10 minutes.
Bien qu’il soit «très technique», il se base surtout sur un esprit de convivialité, de fraternité et d’amitié. Le respect et l’esprit sportif sont aussi très importants.
«C’est un sport un peu plus ‘soft’ que le soccer où on frappe la balle moins fort et où il y a moins de bagarres. Il s’adresse surtout à des joueurs de 35 ans et plus, des personnes de la vie active, des pères de famille, qui souhaitent continuer à jouer», a souligné M. Cissé.
LIGUE RÉGIONALE?
Le maracana fait actuellement son «petit bonhomme de chemin» au Québec, alors que des clubs sont présents à plusieurs endroits, dont Montréal, Longueuil, Joliette, Laval et Gatineau. Mamadou Cissé ne cache pas, toutefois, que Maracana Canada souhaite poursuivre sa croissance et développer le sport dans l’Est-du-Québec.
«On veut implanter une ligue régionale ici. On a un délégué qui va s’occuper du Bas-Saint-Laurent et qui va tenter de former des équipes sur le territoire, à La Pocatière et à Rimouski, par exemple», a-t-il partagé. «On a bon espoir que le projet puisse se concrétiser et connaitre un beau succès.» Les équipes régionales, dit-il, pourraient s’affronter tout au long de la saison. Une délégation, formée des meilleurs talents, auraient aussi la possibilité de participer aux compétitions nationales officielles organisées au courant de l’année.
Maracana Canada invite tous les joueurs intéressés par le sport à se manifester. L’invitation, espère l’organisation, trouvera écho auprès des travailleurs étrangers immigrants qui aiment le soccer et qui ont fait de la région leur nouvelle maison, mais aussi auprès de la population régionale générale.
Un autre événement devrait être organisé à Rivière-du-Loup au courant de l’été. C’est un rendez-vous.
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