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Le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent sera près de quatre fois plus grand Deux ans après avoir annoncé leur intention d’agrandir les limites du parc marin, le seul dans la province, les gouvernements du Québec et du Canada ont confirmé à l’unisson que celui-ci pourra atteindre une superficie de 4500 km2, soit 3,6 fois sa taille actuelle de 1245 km2, ce vendredi 7 mars, à Québec. Cette décision survient après la tenue d’une grande consultation publique ayant réuni des communautés autochtones, des MRC et des municipalités, des entrepreneurs et des organi- sations non gouvernementales à l’automne 2024. Au total, 776 sondages ont été complé- tés, 45 mémoires ont été déposés et cinq événe- ments consultatifs ont été tenus, dont l’un à Rivière-du-Loup le 6 novembre. Selon les ministres de l’Environnement du Canada et du Québec, Steven Guilbeault et Benoit Charette, les avis recueillis ont démontré que le projet fait consensus et que le territoire proposé bénéficie d’un appui «très fort» et d’un «soutien massif». Plus de 97 % des avis transmis auraient été positifs, a-t-on évoqué. «De voir que le projet rencontre une adhésion aussi importante, c’est fondamental et gage de succès», a déclaré le ministre Charrette, souli- gnant que ce projet – amorcé en mars 2023 – est «une histoire de collaboration qui donne des résultats à la hauteur d’attentes inespérées». LIER LES DEUX RIVES Concrètement, l’aire protégée du parc marin rejoindra la rive sud du Saint-Laurent et s’éten- dra de Saint-Jean-Port-Joli jusqu’au parc national du Bic, en passant par les sec- teurs de Rivière-du-Loup et Cacouna. Ce faisant, elle inclura l’ensemble de l’habi- tat essentiel du béluga, tel qu’il est désigné par Pêches et Océans Canada, afin de lui donner un statut de pro- tection supplémentaire. «Actuellement le parc marin protège environ 40 % de l’habitat estival essentiel du béluga. Nous serons capables d’en faire plus», a déclaré le ministre de l’Environnement, Steven Guilbeault au sujet de cette espèce classée «en voie de disparition» par le fédéral. «C’était un des critères principaux», a-t-il plus tard ajouté lors de la période de questions. L’agrandissement du parc marin rehaussera aussi «significativement» la protection des éco- systèmes de l’estuaire du Saint-Laurent «qui abritent une biodiversité exceptionnelle, notam- ment plusieurs espèces de mammifères marins, d’oiseaux et de poissons». De nombreux habitats côtiers sensibles comme des marais maritimes seront aussi désormais intégrés au parc. Ce projet contri- buera également à l’économie régionale et à la mise en valeur du patrimoine du Saint-Laurent grâce à des activités de découverte et d’éduca- tion et d’une offre touristique durable. D’ailleurs, les ministres Guilbeault et Charrette ont soutenu que le parc marin allait se doter de nouvelles infrastructures (possiblement sur la rive sud du fleuve), mais qu’il était trop tôt pour en diffuser les détails. Les couts liés à ce mégaprojet d’expansion n’ont pas non plus été dévoilés. RÈGLEMENTATION ET INTERDICTIONS Le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent est une aire marine protégée créée en 1998 par l'adoption de lois fédérale et québécoise établis- sant un statut de protection conjoint. À l’intérieur, les navires doivent conserver 400 mètres de distance avec les espèces en péril, garder le cap et conserver une vitesse sta- ble en leur présence. Une distance de 200 mètres avec les autres mammifères marins est exigée et une vitesse maximale de 25 nœuds est imposée, tout cela dans le but de protéger les écosystèmes. D’autres interdictions pourraient aussi entrer en vigueur. Elles concerneraient par exemple la motomarine, les sports nautiques de traction motorisée, les aéroglisseurs et les survols de dro- nes ou d’aéronefs, ainsi que le service commer- cial lié à la chasse aux oiseaux migrateurs. Le passage d’oléoduc, de gazoduc, ainsi que la prospection et l’exploitation des ressources à des fins de production minière sont interdits. La zone comprise à l’intérieur du parc marin Saguenay-Saint-Laurent se rend jusqu’à la limite des hautes eaux. Elle exclut toutes les iles, les lots privés et les ports. Un rayon de 25 mètres autour des ports n’est pas compris dans le périmètre du parc marin. En consultation publique, la co-directrice du parc marin, Nathaël Bergeron, a soutenu que l’objectif n’était pas d’être en opposition avec le développement et la marine marchande. À terme, le parc marin Saguenay-Saint- Laurent permettra de protéger environ 2,9 % des milieux marins du Québec. Actuellement, le gouvernement a l’objectif d’atteindre 30 % d’ici 2030, en déployant différents projets dont celui du parc marin Anticosti-Mingan. PAR MARC-ANTOINE PAQUIN > L’aire marine protégée du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent verra sa superfi- cie être pratiquement quadruplée au cours des prochaines années. Une initiative qui permettra de couvrir l’ensemble de l’habitat essentiel du béluga et de protéger encore davantage cette «espèce embléma- tique» identifiée comme étant «en voie de disparition». Les ministres Steven Guilbeault et Benoit Charette. PHOTO : PARC MARIN SAGUENAY-SAINT-LAURENT Rencontre Groupe Parkinson BSL secteur RDL La prochaine réunion du Groupe Parkinson BSL secteur Rivière-du-Loup aura lieu le 18 mars à 14 h au Stade de la Cité des jeunes, situé au 75 rue Frontenac. Le Groupe échangera sur un sujet pertinent en ce moment: la tendresse. Les personnes ayant le Parkinson et celles intéressées à en connaître plus sur la maladie peuvent s’inscrire gratuitement en communiquant avec Laval Turcotte au (418) 853-9043 ou avec Jeannette St-Pierre Derat au (418) 862-2305. En bleu foncé, le parc marin actuel. En bleu pâle, l'agrandissement projeté. PHOTO : PARC MARIN SAGUENAY-SAINT-LAURENT Stages d’un jour en milieu de travail pour personnes handicapées. Inscrivez-vous pour offrir ou pour réaliser un stage. Québec.ca/duoemploi 1150271125 | I NFOD IMANCHE Le 12 mars 2025 • ACTUAL I TÉ 4 >
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