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Les enseignants du Grand-Portage en faveur de l’interdiction du cellulaire à l’école Selon les résultats d’une consultation menée par le Syndicat et la FSE-CSQ auprès de ses membres au cours du mois de février, 76 % des répondants croient que l’interdiction du cellu- laire devrait être étendue à toute l’école. Dans la région du Grand-Portage, plus de 160 enseignantes et enseignants ont participé à l’exercice consultatif tenu dans le contexte de la Commission spéciale sur les impacts des écrans et des réseaux sociaux sur la santé et le dévelop- pement des jeunes du gouvernement du Québec. Au total, près de 7 000 répondants se sont exprimés à la grandeur de la province. La consultation a aussi permis d’apprendre qu’une très grande majorité (95 %) des mem- bres du Syndicat de l’enseignement du Grand- Portage, présents au sein des Centres de servi- ces scolaires de Kamouraska–Rivière-du-Loup et du Fleuve-et-des-Lacs, «sont en accord» avec l’idée d’une majorité numérique, soit l’âge requis pour utiliser les réseaux sociaux. Selon 40 % des répondants régionaux, l’âge de 16 ans serait «acceptable» pour cette majo- rité numérique. Pour 36 %, l’âge de 15 ans serait préféré. «Comme l’a fait valoir la FSE-CSQ en commis- sion parlementaire cet automne, l’utilisation d’écrans en classe présente des avantages indé- niables pour l’enseignement et les apprentissa- ges. L’école doit certes transmettre la compé- tence numérique dans une perspective équilibrée, mais un mauvais usage des outils comporte certains risques qu’il est impératif de minimiser», a signifié Natacha Blanchet, prési- dente du SEGP (CSQ), consciente des effets néfastes d’une exposition prolongée aux écrans et des enjeux liés aux réseaux sociaux. Le syndicat estime toutefois qu’il existe une différence importante entre l’utilisation d’un outil numérique personnel en classe et celle d’un outil fourni et paramétré par l’école, dont l’usage con- trôlé prête moins à la distraction. De plus, cela permet l’accès à des ressources pédagogiques variées pour stimuler les apprentissages, a-t-il rappelé. «Il est clair qu’en écartant les cellulaires des écoles, les profs souhaitent voir une plus grande implication des élèves dans la vie scolaire. Ils nous disent également qu’ils ne veulent plus avoir à gérer les nombreuses distractions créées par ces appareils», a conclu Mme Blanchet. CSS DE KAMOURASKA-RIVIÈRE-DU-LOUP Interpellé sur la question, le Centre de servi- ces scolaire Kamouraska-Rivière-du-Loup a rap- pelé que les règles de vie adoptées par les con- seils d’établissements sur son territoire incluent déjà une interdiction de l’utilisation du téléphone cellulaire en classe. Le directeur général du CSS, Antoine Déry, estime ainsi qu’une directive plus étoffée qui interdirait l’utilisation du téléphone cellulaire dans toute l’école n’amènerait pas un gros chan- gement de culture dans les établissements sco- laires de la région, mais il ne s’y oppose pas. M. Déry souhaite par ailleurs lui aussi que le corps enseignant conserve des outils pédagogi- ques et modernes qui sont adaptés à la réalité. «Le débat de société que nous aurons, c’est que la technologie est aussi un outil d’apprentissage. Il faut développer les compétences de nos élèves et leur niveau d’employabilité au secon- daire en lien avec les outils technologiques», a-t-il expliqué. «Chaque fois qu’il y a un outil qui crée une dis- traction en classe, il ne devrait pas être là. Notre objectif est de préserver la qualité de l’apprentis- sage et de l’enseignement.» Antoine Déry croit que les balises qui sont présentement en place permettent de conserver cet équilibre. Avec ces nouvelles données en main, le SEGP compte transmettre un rapport mis à jour à la Commission spéciale sur les impacts des écrans et des réseaux sociaux sur la santé et le dévelop- pement des jeunes pour alimenter ses réflexions. Il espère que des mesures concrètes seront prises. PAR MARC-ANTOINE PAQUIN > Les membres du Syndicat de l’enseignement du Grand-Portage (SEGP), à l’instar de leurs collègues québécois, estiment que le cellulaire ne devrait pas seulement être interdit en classe, mais plutôt dans l’ensem- ble de l’école. Ils croient en outre que l’idée d’une majorité numérique doit être dévelop- pée au Québec. PHOTO : ADOBE STOCK détails et BILLETS : CENTRE CULTUREL BERGER | 418 867-6666 | WWW.RDLENSPECTACLES.COM pop rock théâtre Étienne Fletcher 19 mars | 20 h Aux grands maux, les grands discours 20 mars | 20 h Marie-Pierre Arthur 21 mars | 20 h SPECTACLES À VENIR à rivière-du-loup! cirque Agathe et Adrien 27 mars | 19h30 les grands explorateurs 3 avril | 19h30 théâtre Bachelor 29 mars | 20 h chanson ciné-conférence 1157111225 MARCHAND PROPR I ÉTA I RE FAMILLE ANCTIL RIVIÈRE-DU-LOUP 30, rue du Carrefour 418 867-7662 1157251225 Journée SANS TAXES SAMEDI 22 MARS seulement Voir en magasin pour les exclusions PRODUITS À PRIX RÉGULIER | INFODIMANCHE Le 19 mars 2025 < 9 • ACTUAL I TÉ

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