Des logements et du développement…sous fond de traversier
Quand le maire de Rivière-du-Loup, Mario Bastille, regarde dans le rétroviseur vers son année 2024, il voit poindre à l’horizon plusieurs projets d’affaires et de logements. Des projets, parfois envisagés depuis un bon moment, devenus réalité grâce à de nombreuses démarches et discussions avec différents promoteurs.
Souhaité depuis de nombreuses années, si ce n’est pas depuis plus de 10 ans, le développement de l’entrée ouest de Rivière-du-Loup, a fait un grand bond en avant au cours des derniers mois. Du côté sud, le très attendu quincaillier Canac s’est finalement installé – et ouvrira très bientôt ses portes – tout comme les concessionnaires automobiles Kia et Toyota, ainsi que l’entreprise Poitras Meubles et Design, qui ont tous investis dans de nouvelles constructions.
Du côté nord, le grand terrain situé devant l’Hôtel Universel a lui aussi fait l’objet de plusieurs annonces importantes en lien avec le logement. L’organisme Han-Logement y a d’abord inauguré 24 logements adaptés pour personnes vivant avec un handicap ou un trouble du spectre de l’autisme. Le promoteur C4 Immobilier a ensuite annoncé la construction d’un imposant immeuble de 81 unités appelé «Complexe Fraser», lequel prend forme rapidement.
Plus récemment, il a été confirmé que l’espace du centre est en voie d’être acquis par l’homme d’affaires David Dubé de l’entreprise CB4S. Une entente a été conclue avec la Ville de Rivière-du-Loup pour une somme de 2,68 M$. On souhaite y développer un nouvel ensemble résidentiel et commercial sur un horizon de cinq ans.
«L’entrée ouest, c’est un dossier dont on parle depuis plusieurs années, même depuis mon entrée au conseil municipal en 2013. Ce sont des aboutissements qui ont pris du temps, mais on voit le développement qui se fait», s’est réjoui le maire Bastille à quelques jours du congé des Fêtes. Il convient que le secteur sera visuellement fort différent plus tôt que tard.
Mario Bastille rappelle que le conseil municipal s’était engagé à faire de ce dossier une priorité dès son élection en 2021. «On réalise aujourd’hui que ç’a bougé beaucoup au cours de la dernière année. Ce sont toutes de belles nouvelles», a-t-il indiqué, d’autant plus que ces projets ont été réalisés sous le signe de la collaboration. Mario Bastille rappelle que la Ville n’a pas le rôle de promoteur, mais qu’elle a cependant facilité les choses grâce au déploiement d’infrastructures souterraines, à des crédits de taxes ou même au don de terrain (dans le cas du Complexe Fraser).
LOGEMENTS SOCIAUX
La construction de logements sociaux était un cheval de bataille des élus louperivois au cours des dernières années et ce dossier a également évolué rondement en 2024. Le maire se dit heureux des développements de ce côté, même s’il souhaite en faire davantage.
Le projet de la conversion du Monastère Sainte-Claire, dans les cartons depuis plus de 10 ans à Rivière-du-Loup, a obtenu le feu vert pour sa réalisation en septembre et les permis ont été délivrés. Les travaux pourraient être réalisés rapidement. Décembre 2025 a été évoqué pour la livraison de la phase A (monastère et agrandissement).
Han-Logement pourrait aussi y aller d’une deuxième phase dans le quartier Saint-Ludger. Les habitations, en tout point similaires à celles construites à l’entrée ouest de la ville, pourraient accueillir leurs prochains locataires au printemps 2025.
Enfin, le terrain devant le Maxi a été acquis par la Ville afin de le rendre disponible à un éventuel projet de logements sociaux. «C’est un terrain qui a été acquis grâce à la vente du terrain de Canac, a rappelé l’élu. Je voulais qu’une partie de cet argent-là puisse servir de levier pour le logement social.»
«Le logement abordable, ça vient répondre à des besoins importants et je crois que la Ville doit être un acteur important dans ce développement-là à travers différentes initiatives. Quand on regarde les récents développements, au prorata de la population, je pense que c’est du beau boulot», a-t-il ajouté.
Du même souffle, il a souligné être fier du travail d’équipe réalisé entre les élus et l’administration municipale. «Quand l’orientation est claire, c’est plus facile pour tout le monde», a-t-il décrit.
Enfin, il est évident que le dossier du lien maritime entre le Bas-Saint-Laurent et la région de Charlevoix a été au cœur des débats en 2024. Fort est toutefois à parier qu’il le sera également l’an prochain et donc, à juste titre, au cœur d’une prochaine rétrospective.
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