X
Rechercher
Nous joindre
Publicité

Un incendie détruit l'atelier de Meubles Dancause

durée 20 février 2024 | 08h44
  • Lydia Barnabé-Roy
    Par Lydia Barnabé-Roy

    Journaliste de l'Initiative de journalisme local

    Sous le son des carillons accrochés à la galerie de la maison, du vent qui souffle et des derniers tisons qui crépitent, les décombres de la grange des Meubles Dancause fument encore. De l’ancien bâtiment agricole transformé en ébénisterie, il ne reste que le pont, fait en partie de terre, qui menait à l’étage supérieur de l’atelier. 

    Le brasier s’est déclaré peu après minuit ce 20 février. «Je dors léger. Les rideaux de la fenêtre n’étaient pas complètement fermés. […] Ils étaient entrouverts, donc juste la lumière jaune m’a réveillé», raconte le propriétaire, Lauri Dancause.

    À ce moment, le feu ne touchait que la partie est du bâtiment. Il a appelé les services d’urgence vers 00 h 45. Lorsque les pompiers sont arrivés, l’embrasement était généralisé. «Il restait des chevrons, la grange était encore debout, mais elle était complètement rouge», partage Étienne Boucher, capitaine au Service incendie de Saint-Paul-de-la-Croix.

    La proximité de la maison a fait craindre le pire aux sapeurs : «On ne pouvait rien faire vraiment pour le bâtiment. Sauf que la maison était vraiment menacée, on était à deux secondes de la perdre», confie M. Boucher. La charge calorifique du brasier était élevée en raison de la grange construite en bardeau de cèdre, des vieux matériaux de bois qui s’y trouvaient, 
de même que du bran de scie, du vernis et de 
la peinture.

    Son équipe s’est donc mise en mode protection. Elle est intervenue avec de la mousse afin de créer un rideau pare-feu. «À mesure que les renforts sont arrivés, on a pu commencer à s’attaquer au bâtiment pour rabaisser les flammes», poursuit-il.

    Les casernes de Saint-Épiphane, Saint-Éloi et L’Isle-Verte se sont rendues sur les lieux. «Saint-Jean-de-Dieu devait venir aussi, mais elle avait déjà une autre intervention», indique le capitaine. Un officier de Saint-Antonin s’est aussi rendu sur place pour prêter mainforte. Au cours de la nuit, le service de Saint-Clément a été appelé pour avoir plus d’eau, puisque Saint-Paul-de-la-Croix n’a pas de système d’aqueduc, et pour remplacer des hommes. Au total, 
35 pompiers sont intervenus lors de l’incendie.

    Les pompiers ont combattu le brasier jusqu'aux petites heures du matin. Une pelle mécanique, arrivée vers 6 h, a été nécessaire pour finaliser l'extinction du feu. «Il y a le fenil, le plancher de la grange, qui est tombé sur le bois. Il fallait le tasser pour finir le tout», mentionne Étienne Boucher. Les derniers camions sont retournés vers la caserne aux alentours de 9 h.

    Selon le relationniste de la Sûreté du Québec, Frédéric Deshaies, l’incendie ne serait pas d’origine suspecte. Le capitaine du service incendie ignore aussi la cause de l’incendie. «On a parlé au propriétaire. C’est une personne qui est quand même vigilante, il était habitué de travailler avec ses produits. Le chauffage était à l’eau chaude. Peut-être un équipement électrique, mais on est encore à se poser des questions là-dessus», pense-t-il à voix haute. Il soulève que la cause potentielle ou réelle ne pourra probablement pas être identifiée.

    La maison de Lauri Dancause a subi de légers dommages en raison de la chaleur dégagée par le brasier. «Si je [m’étais réveillé] 30 minutes plus tard, d’après moi la maison aurait passé au feu», croit l’ébéniste.

    Heureusement, personne n’a été blessé et ses chiens étaient en lieu sûr tout au long de l’intervention. Toutefois, le propriétaire n’a pas retrouvé ses chats. Malgré la difficulté de voir son labeur partir en fumée, Lauri Dancause réussit à faire la part des choses : «Je suis quand même désappointé, mais en même temps reconnaissant que la vie va pouvoir continuer ici. La maison c’est un milieu de vie, la grange c’est un milieu de travail, donc la maison est plus importante.»

    Il ne veut pas se prononcer sur l’avenir de son atelier pour le moment. Il se laisse le temps de retomber de ses émotions et de penser avant de prendre une décision.

    commentairesCommentaires

    0

    Publicité

    RECOMMANDÉS POUR VOUS


    1 avril 2025 | 9h47

    Meurtre à Cacouna : Steve Chassé reconnu non criminellement responsable 

    Steve Chassé, accusé du meurtre de Pierre Belisle perpétré à Cacouna en septembre 2023, a été reconnu non criminellement responsable de tous les chefs d’accusation qui pesaient contre lui en raison de troubles mentaux, ce mardi 1er avril au palais de justice de Rivière-du-Loup. Chassé n’est pourtant pas au bout de ses peines puisqu'il pourrait ...

    25 mars 2025 | 12h38

    Un accident cause une panne de courant à Rivière-du-Loup 

    De nombreux citoyens de Rivière-du-Loup ont dû se passer d’électricité sur l’heure du dîner, ce mardi 25 mars. Une panne touchant plus de 1 600 clients s’est déclarée peu après midi, à la suite d’un accident survenu sur le boulevard Cartier.  Un camion lourd a sectionné un poteau électrique non loin de l’intersection avec la rue Léveillé, vers 12 ...

    24 mars 2025 | 11h12

    Conduite dangereuse à Rivière-du-Loup

    Après avoir heurté un lampadaire avec son véhicule tôt dans la nuit du 23 mars à Rivière-du-Loup, un homme de 23 ans de la région a été arrêté pour délit de fuite causant des lésions et conduite dangereuse. La Sûreté du Québec a également demandé un prélèvement sanguin afin de déterminer son niveau d'intoxication. Vers 3 h 45, dans la nuit de ...