Fin du programme RénoRégion
Les Clubs 50+ dénoncent l’abandon des aînés
Devant la fin du programme RénoRégion, qui a pour but d’aider financièrement les propriétaires-occupants à revenu faible qui vivent en milieu rural à faire effectuer des travaux pour corriger les défectuosités majeures que présente leur résidence, les Clubs 50+ affiliés au Carrefour 50+ dénoncent du même coup l’abandon des aînés et plusieurs familles dans le besoin.
«Hier, nous avons entrepris notre grande tournée d’avril, de Kamouraska aux Îles-de-la-Madeleine. Nous serons à la rencontre des Clubs 50+, et je suis convaincu que ce sujet sera soulevé un peu partout. Déjà, nous sentons bien la déception et l’incompréhension de plusieurs, concernant cette décision. C’est un programme qui a aidé plusieurs propriétaires à revenu modeste à effectuer des réparations sur leurs résidences en leur permettant ainsi de vieillir chez-soi dans leur communauté. Nos clubs sont principalement dans des petites municipalités rurales, où l’offre de logements abordables est limitée ou même inexistante. On comprend donc leurs inquiétudes», affirme Richard Rancourt, président du Carrefour 50+.
Le Carrefour 50+ fait donc sienne l’observation de la Fédération québécoise des municipalités à l’effet que le programme offre le minimum requis pour que les gens puissent rester dans leur milieu de vie. «C’est la différence entre rester et devoir partir». Le gouvernement du Québec, de son côté, affirme que ce n’est pas la réalité et suggère plutôt à ces aînés et à ces familles de se tourner vers des projets de logements modulaires.
Ce qui a fait réagir Harold LeBel, directeur général du Carrefour 50+, rappelant que le gouvernement travaille actuellement à une politique de soutien à domicile. «Comment comprendre que d’un côté on nous invite à réfléchir au “bien vieillir chez soi” et de l’autre on nous invite à vivre dans des modulaires? Vraiment ironique comme situation. Tout cela, parce que ça coûterait trop cher. On laisse dangereusement planer l’odeur que les aînés et aussi leurs villages ça coûte cher à entretenir. Il y a une odeur de délocalisation. Il y a de quoi réagir!»
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