Coupures en santé : l’APTS interpelle Amélie Dionne
La présidente locale de l’Alliance du personnel professionnel et technique du Bas-Saint-Laurent (APTS), Johannie Blais, était de passage à Rivière-du-Loup, ce vendredi 4 avril. Accompagnée de deux autres membres du syndicat, elle s’est arrêtée au bureau de la députée de Rivière-du-Loup-Témiscouata, Amélie Dionne, pour lui remettre une lettre formelle lui demandant d’intervenir publiquement en faveur de la divulgation du plan de retour à l’équilibre budgétaire du CISSS du Bas-Saint-Laurent.
«Ça fait déjà plusieurs mois qu’on entend des rumeurs concernant tout ce qui est en lien avec les coupures budgétaires. Il est temps qu’on ait un petit peu plus d’informations», soutient Johannie Blais.
L’APTS Bas-Saint-Laurent mentionne n’avoir reçu encore aucune confirmation quant aux coupures envisagées par Santé Québec. Selon le syndicat, des fuites laissent croire que le CISSS du Bas-Saint-Laurent aurait présenté un plan de coupures de plus de 45 M$, laissant ainsi à Santé Québec l’autorité de déterminer les coupures à effectuer. Des informations qui demeurent à confirmer.
Cette année, les compressions dans le réseau de la santé s'annoncent d'autant plus sévères. Un article publié dans La Presse dévoile que Santé Québec fait face à un manque à gagner de 3,6 milliards de dollars, après avoir analysé le budget Girard 2025-2026.
Les membres de l’APTS Bas-Saint-Laurent s’inquiètent que les décisions finales sur les coupures et le maintien des soins et services essentiels à la population soient prises à des centaines de kilomètres des milieux concernés. Dans les dernières semaines, des citoyens de la région se sont mobilisés par centaines pour défendre le maintien du service de l'urgence de Trois-Pistoles et du CLSC de Pohénégamook.
Ainsi, dans sa lettre, l’APTS Bas-Saint-Laurent demande à la députée Amélie Dionne de faire pression sur le CISSS du Bas-Saint-Laurent, Santé Québec ainsi que sur le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, afin de rendre le plan entièrement public, et ce, sans délai.
«On reçoit des informations au compte-gouttes. La population, les travailleuses et les travailleurs, on a besoin de savoir ce qui se passe et quels seront réellement les impacts», souligne la présidente locale du syndicat APTS Bas-Saint-Laurent.
Rappelons que le plan de retour à l’équilibre budgétaire du CISSS du Bas-Saint-Laurent, présenté en mars, prévoit l’abolition de 142 postes «principalement administratifs», dont une centaine sont présentement vacants.
«On est toujours en train de se demander : Est-ce que nos postes sont toujours-là? Demain matin, est-ce qu'on va travailler? C’est inquiétant», confie Johannie Blais. «Et surtout, il faut se rappeler que ce sont les citoyens qui reçoivent des services. Il y a des gens qui sont suivi. C’est d’apprendre, demain, qu'une intervenante n’est plus là, et savoir qui va reprendre le dossier.»
«Amélie Dionne se doit de faire quelque chose [...] On a assez attendu. Maintenant, c’est important d’avoir l’heure juste.»
*Mentionnons que la députée de Rivière-du-Loup-Témiscouata, Amélie Dionne, se trouvait à l’Assemblée nationale de Québec, au moment de la remise de la lettre de l’APTS.*
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