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Habiter la maison comme elle nous habite

durée 26 mars 2025 | 06h58
  • Lydia Barnabé-Roy
    Par Lydia Barnabé-Roy

    Journaliste de l'Initiative de journalisme local

    Le quatrième long-métrage «Habiter la maison» de la Pistoloise Renée Beaulieu est à l’affiche dans 45 salles québécoises, dont le cinéma Princesse à Rivière-du-Loup, depuis le 21 mars. Dans ce nouveau film où sont explorés la complexité des liens familiaux, la maison devient un personnage en soi le temps d’un visionnement.

    Les spectateurs suivront, sur une période d’environ 10 ans, les personnages joués par France Castel, Nathalie Cavezzali, Antoine Desrochers, François Papineau, Rose-Marie Perreault et Emie Thériault, qui vivront des phases charnières de leurs vies. L’histoire tourne principalement autour du père qui a construit une maison pour sa famille. «Quand le film commence, ses trois enfants quittent la maison, ce qui bouleverse un peu ses plans», relate Mme Beaulieu.

    Alors que l’entrepreneur désirait céder la résidence à sa descendance et travailler avec eux dans la compagnie, rien ne se déroule comme il l’avait prévu. «Ça ne se passe pas comme il veut non plus avec sa femme, sa mère et avec sa propre existence aussi», soutient la cinéaste.

    Le scénario a été écrit au printemps 2023. Le tournage a ensuite été réalisé quelques mois plus tard. Le film a ensuite été monté jusqu’au début 2024, pour une première présentation à l’automne 2024.  Trois festivals l’ont déjà programmé. 

    Mme Beaulieu se réjouit des premiers commentaires reçus. Lors de représentations, elle a observé des gens rire, pleurer, se questionner, avoir envie d’appeler leur famille. «Ça fait écho à leur propre vie […] De penser que le public québécois se retrouve là-dedans, il y a quelque chose de rassembleur et ça me ravit», souligne-t-elle. Et il n’est pas difficile de trouver un élément où se reconnaitre, indique-t-elle, puisque trois générations sont représentées à l’écran.

    «Les gens aiment aussi que tout ne leur est pas dit. Ils aiment le non-dit, il y en a quand même beaucoup [dans le film], mais il est accessible. Ils ont aimé les silences, la nuance, les intentions de chacun des personnages», ajoute Mme Beaulieu. Elle s’est aussi fait parler de la musique, de la qualité de l’image, et de la résidence qui était «parfaite» pour ce long-métrage. «Elle est un personnage en soi, cette belle maison accueillante et familiale», soutient la Pistoloise.

    Aucun des personnages du film «Habiter la maison» est autobiographique. Toutefois, la cinéaste confie que des parties du scénario ont été inspirée par ce qu’elle vivait lors de son écriture. Sa plus jeune venait de quitter la maison familiale. «Ce départ-là, c’est pas mal ça qui m’habitait sans trop que je ne le sache avant que je me mette à écrire le scénario», explique-t-elle. 

    Renée Beaulieu a hâte de commencer la tournée de promotion pour ce nouveau film. Elle a d’ailleurs l’intention de faire un tour dans la région, le 13 mai, afin d’échanger sur son long-métrage. La cinéaste a aussi le plan de revenir y tourner un film à moyen terme. Son premier film, «Le Garagiste» avait été tourné à Trois-Pistoles en 2015.
     

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